Règle d’ensoleillement F16

Il y a un bon moment que je n’ai pas écrit ici, l’hiver c’est plus tranquille. Je ne sors pas souvent prendre des photos. J’ai trouvé un 2e dos A12 pour mon Hasselblad. Présentement, j’ai un Ilford 3200 ISO dans le dos 1, et un Ilford Pan F Plus 50 dans le dos 2. J’aime beaucoup le grain du 3200 ISO. Bien travaillé, il peut donner des textures et des contrastes intéressants. Par contre, c’est mon premier film 50 ISO. Je pourrai donc voir si j’aime dans quelques semaines, lorsque j’aurai terminé avec le film. 

J’ai trouvé un vieux message que j’avais écrit l’été dernier, mais que je n’ai jamais posté. Je le met ici, c’est un truc que je n’ai pas beaucoup essayé, mais je le trouve intéressant quand même. Si on doit prendre une photo à l’extérieur sans posemètre… 

Voici un petit truc pour prendre des photos à l’extérieur. On l’appelle la règle d’ensoleillement F16. Si on prend une photo dans un contexte ensoleillé à F16, on doit ajuster le temps d’exposition à la même valeur que la sensibilité ISO de notre film.

Exemples :
ISO100 = 1/100 @ F16
ISO200 = 1/200 @ F16

Dans d’autres conditions d’ensoleillement, on utilise une autre ouverture (mais toujours avec un film 100 ISO à 1/100 de seconde) :

F22 Ensoleillé à la plage
F16 Ensoleillé
F11 Légèrement nuageux
F8 Nuageux
F5.6 Très nuageux

En résumé, lorsqu’on est dans une situation de cliché sans posemètre, à F16, condition plein soleil, le ISO de notre film correspond à la vitesse qu’on doit régler sur notre appareil. 

à bientôt, et bonne photo !!!

Hasselblad

Nouveau venu dans la petite famille : Un Hasselblad 500 C/M 1983 avec lentille Carl Zeiss Planar 80mm/2.8. C’est un cadeau de mon père. C’est probablement la plus belle pièce de ma petite collection. J’ai pris un Hasselblad dans mes mains la première fois, le 11 octobre 2008, c’était le 503CX de  mon père. J’ai pu aussi essayer un 503CW avec un moteur et un prisme. Quel appareil !

Dans le coin du 20 octobre, j’ai eu mon 500 C/M.

Déjà que j’aimais beaucoup mon Yashica-Mat, probablement à cause de la manière de prendre la photo, avec un viseur de poitrine… Une petite inclinaison devant son sujet et “clic”. Ce qu’on voit sur le verre dépoli est une tout autre chose que de prendre un SLR et de regarder dans le petit viseur… C’est presque plus beau que ce qu’on voit réellement.

Voici quelques exemple de photos prise avec mon Hasselblad dans les dernières semaines.


 

Cyanotype

Dernièrement, dans ma phase “argentique”, j’ai voulu explorer un peu plus loin les procédés de développement et de tirage d’épreuves. Or, je n’ai pas d’agrandisseur, ni de chambre noire digne de ce nom. Je me suis donc tourné vers un procédé découvert/inventé au milieu du 19e siècle : le cyanotype.
Le principe est relativement compliqué pour un néophyte comme moi. Cependant, j’ai trouvé sur Internet un “kit” facile de cyanotype. J’ai reçu mes produits chimiques (Ferricyanide de potassion,

Oxalate d’ammonium ferrique, dichromate d’ammonium, et acide citrique à 40%) et un livret d’instruction. J’ai donc pu fabriquer l’émulsion qui me servira afin de créer des photos contacts de mes négatifs.

Voici donc le meilleur que j’ai sorti hier soir, lors de mon premier essai d’exposition. Une couche d’émulsion, 30 minutes d’exposition avec une lampe fluorescent 13w (60w de lumière).

Et un test que j’ai fais aujourd’hui en plein soleil, deux couches d’émulsion, 9 minutes d’exposition :

Développement de négatifs

Il y a quelques jours, j’ai pris possession d’une cuve Paterson de développement de négatifs. La dernière fois que j’ai développé un film, j’étais en secondaire 3. Donc je m’y remet sérieusement, sans trop vouloir délaisser le numérique quand même.

Mes premiers tests sont très concluant. Je peux maintenant réduire considérablement les frais de développement et de numérisation/tirage en laboratoire, pouvant le faire maintenant moi-même, chez moi.

Voici quelques clichés, développés dans ma salle de bain et numérisés dans mon salon !

Numériseur Epson Perfection 4490 Photo

Aujourd’hui j’ai reçu le numériseur que j’avais commandé le weekend dernier. Un Epson Perfection 4490 Photo. Il est conçu pour numériser les photos évidemment. Cependant, il a un système de rétroéclairage dans le couvercle qui permet de numériser des négatifs et des diapositives. Un atout majeur. Pour le dixième du prix d’un numériseur a film professionnel, ce numériseur est parfait pour l’amateur de photo argentique !

J’ai pu numériser le même négatif que j’ai fais faire dans un laboratoire professionnel il y a quelques jours.

Voici la photo complète, numérisée au laboratoire :

J’ai alors numérisé le négatif chez moi, exactement à la même résolution que le fichier du laboratoire. J’ai ensuite rogné l’image sur une zone particulière, et avec un peu de “Photoshop”, voici le comparatif :

Je suis donc très heureux de cette nouvelle acquisition. :)

J’ai placé une commande dans une boutique : une cuve de développement pour film 120 et 135. Je vais bientôt pouvoir développer moi-même mes négatifs.

edit 10 juin 2009.

Voici une photo du scanner “ouvert”. Ça donnera un bref aperçu de la zone de rétroéclairage pour le film (négatif ou positif).

Yashica-Mat TLR : Premières photos

Et voilà !!! J’ai fais mes premières photos avec le Yashica-Mat. J’ai fais développer mon film dans un laboratoire professionnel de Montréal, ainsi que le tirage de quelques photos, et quelques numérisations de mon négatif.

Voici mes premiers tests numérisés. J’adore de pouvoir voir à quel point il y a de la qualité sur un film 120. Si je compare au numérique, je dirais même que c’est supérieur, même avec une Yashica-Mat. Je n’ose même pas imaginer avec un TLR Rolleiflex ou encore un Hasselblad !!!!

La première photo, ce sont des Rudbeckies jaune. Je l’ai prise avec mes petites lentilles de rapprochement Escot Close-Up Lens No.2. Je suis vraiment surpris de la qualité de la photo.

La deuxième photo, celle de mon chat, a été prise normalement avec l’appareil sans lentilles de raprochement. Encore une fois, je suis très satisfait de cet appareil. :)


Flash : Soltron 177c et Sunpack GX14

Aujourd’hui je suis aller me chercher deux petits flashes électroniques dans un marché aux puces. Il s’agit d’un Sunpack GX14 et d’un Soltron 177c. Je ne connais pas ces flashes mais ils fonctionnent !

Je vais surtout m’en servir comme flash “slaves” avec le D80 et le SB-600.

Il y a aussi la possibilité de les utiliser avec mes appareils argentiques Voigtländer et Yashica.

Yashica-Mat 6×6 TLR : Une petite boite à image.

La 3e caméra sur 3 que j’attendais.  Une Twin Lens Reflex Yashica-Mat avec obturateur Copal-MXV, lentilles Luxamar 75 mm, F3.5 (lentille du bas) et F3.2 (lentille du haut). Film 120.  Fabriqué à la fin des années 50.

La lentille du bas est la lentille principale, celle qui projette l’image sur la pellicule à l’intérieur du boitier. La lentille du haut sert essentiellement à cadrer. Le viseur se trouve sur le dessus du boitier.

Les deux petites bagues entre les deux lentilles sont l’ouverture et la vitesse d’exposition. La molette de mise au point se trouve à gauche (à droite sur la photo), et la manivelle à droite sert à avancer le film.

C’est une belle pièce de collection, même si ce n’est pas une caméra très prestigieuse comme une Rolleiflex. C’est une caméra qui était assez commune à l’époque.

La mise au point de cette caméra se fait à partir de 3,3 pieds, jusqu’à l’infini.  Par contre, avec la caméra, j’ai eu, en extra, deux petites lentilles Escot Close-Up Lens No.2.  Superposées aux lentilles déjà en place, elles servent à faire le focus à partir d’environ 30 cm.

C’est une belle pièce, un peu fragile à cause de l’âge, mais avec laquelle je vais sûrement m’amuser un peu.

J’ai mis un film dedans tout à l’heure…

Zeiss Ikon Nettar 1930

Dernière acquisition, un appareil photo à soufflet Zeiss Ikon Nettar. C’est le modèle Nettar 515/2 avec plaque frontale hexagonale. Ce modèle fut produit au début des années 30. Difficile de dire en quelle année le miens a été fabriqué, je ne vois aucun numéro de série sur l’appareil.

Pas plus gros qu’un Kodak Vigilant Six-20, il est très maniable et peu lourd. Les contrôles sont facilement accessibles et très simples. Il est équipé d’une lentille Zeiss Nettar 105mm à F6.3 (jusqu’à F32). L’obturateur fait trois vitesses : 1/25, 1/50 et 1/100 de seconde. Il utilise du film 120 (6cm x 9cm).

Il est en superbe état. Pour un appareil de près de 80 ans, il fonctionne à merveille. Aucun contrôle n’est difficile. J’ai même eu droit au déclancheur à distance original qui était avec. Il est court, mais il est là, et tout fonctionne impec ! Il n’y a même pas de traces d’usure sur la plaque frontale.

N’ayant ni télémètre ni posemètre, on doit se débrouiller avec ce qu’on a. Il n’y a qu’un viseur, dans lequel on voit très bien. Il est très propre pour l’époque. Il a aussi la qualité de pouvoir se nettoyer facilement. Il est ouvert. Donc on peut facilement nettoyer chaque côté des lentilles et le mirroir.

Je devrais commencer à prendre des photos avec cette semaine. Je suis un peu stressé, je n’ai jamais utilisé ce type d’appareil, ni même ce type de film (120). C’est un feeling assez bizarre je dois avouer. J’ai hâte…

Voigtländer Prominent : Comment faire la mise au point.

Voici comment faire la mise au point sur le Voigtländer Prominent.

On utilise une bague graduée qui se situe à gauche de l’appareil afin de créer une superposition parfaite des deux images en regardant à travers le viseur.

Sur la bague de mise au point, il y a deux rangés de chiffres. Si on prend la rangée du haut, c’est la distance, en pieds, de notre sujet. Donc, si nous sommes à 10 pieds de notre sujet, il faut mettre le chiffre 10 de la rangée du haut vis-à-vis la flèche de la rangée du bas, juste au dessus du chiffre 1.5.

La rangée du bas représente la zone de focus en relation avec l’ouverture du diaphragme. Si on ouvre le diaphragme à F8, par exemple, la zone de focus sera située entre les deux chiffre 8 de la rangée du bas. Donc, nous sommes toujours à 10 pieds de notre sujet et nous ouvront le diaphragme à F8, ce qui nous donne une zone de focus entre 7 pieds et demi et 15 pieds. Tout ce qui sera à cette distance sera net. Il suffit après de régler la vitesse et prendre notre photo.

On remarque sur la rangée du haut qu’il y a un triangle à 11 pieds, et un cercle à 33 pieds. Selon le manuel d’instruction, pour prendre facilement des photos, on ouvre le diaphragme à F8, on place la bague de mise au point à 11 pieds, soit le triangle, et notre zone de focus se trouve entre 8 pieds 3 pouces et 16 pieds et demi. On place la bague de mise au point à 33 pieds, soit le cercle, et tout ce qui se trouve au delà de 16 pieds et demi sera net. On peut donc se souvenir de ce petit truc si on doit prendre une photo rapidement.

Or, il n’y a pas que les chiffres de la bague de mise au point qui nous aide à obtenir le focus. Il y a le télémètre. Il faut regarder dans le viseur et on y verra notre sujet, et un cercle légèrement plus lumineux au centre du viseur. Dans ce cercle, on y voit deux images superposées. Il suffit, à l’aide de la bague de mise au point, de mettre les images l’une vis-à-vis l’autre.

En temps normal, si on fait la mise au point dans le télémètre, les chiffres sur la bague devraient en principe nous donner exactement la distance de notre sujet. Cependant, il peut arriver que le télémètre soit faux. Il faut alors en faire l’ajustement.